Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

PROPOSITION  POUR  HOMÉLIE 2ème DIMANCHE  CARÊME C 17 Mars 2019

 

Gn 15, 5-12.17-18  Ps 26  Ph 3, 17-21. 4, 1  Lc 9, 28-36

 

POURQUOI  LA  TRANSFIGURATION ?     

 

FIL  CONDUCTEUR :

 

L'événement merveilleux de la TRANSFIGURATION de Jésus a été évident pour les trois apôtres qui l’ont vue de leurs yeux.

Mais elle était destinée à entraîner une autre « transfiguration », celle là invisible mais aussi nécessaire, à savoir, le passage des apôtres, mais aussi de nous, d'une "croyance de raison", à une FOI qui ajoute, à cette "croyance", une confiance indéfectible en Dieu. Cette FOI, elle est communiquée directement par l'Esprit à notre esprit (Rm 8, 15-16) et nous confirme la coexistence de deux mondes, le matériel et le spirituel!

 

Principaux points :

 

  1. Jésus est au centre de la Transfiguration et celle-ci est à la jonction de deux mondes, bien réels tous deux, mais tellement différents! D'une part le monde d'ici bas auquel appartenaient pleinement les apôtres, comme nous aussi. D’autre part, le Royaume de Dieu. A noter que ce dernier n’a rien à voir avec le monde effrayant sorti de l’imagination des hommes et de la science fiction !
  2. C’est Jésus, vrai Dieu et vrai homme, qui fait la jonction entre ces deux mondes et le confirme par la transformation de sa personne aux yeux des apôtres. Son appartenance au Royaume et sa gloire, devenues évidentes, coexistent avec son appartenance au monde des humains !
  3. La transfiguration de Jésus, son changement transitoire d’aspect extérieur, doublé de la gloire évidente qui en découle, va s’accompagner d’une « transfiguration » des apôtres, celle là toute intérieure, introduite par la Voix solennelle et confiante du Père « celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le».
  4. A partir de là, ces trois hommes, sont entrés vraiment dans une confiance en  Jésus! Dés lors a été « transfigurée » leur précédente « confiance de raison » dont Pierre avait, peu avant, montré le caractère illusoire en refusant l’idée que le Christ aurait à souffrir pour le salut du monde (cf Lc 9, 32-33). Mais cette transformation a été laborieuse, mise à l’épreuve par les événements, comme elle l’est aussi pour nous. Elle n’a pas empêché, par exemple, le reniement de Pierre. Elle peut, dans le concret, ne pas nous empêcher, nous aussi de tomber, mais cette Foi nous fera alors, toujours, nous relever, grâce à  la Misericorde de Dieu.
  5. Cette transfiguration personnelle doit marquer, pour chacun de nous, l’entrée dans une confiance en Dieu totale, une vraie confiance d’amour, comme celle dont a témoigné Abraham, au-delà de toute raison, (Gn 22, 1-18), comme celle de Paul après la rencontre de Jésus sur le chemin de Damas, exprimée par lui dans le beau cri de confiance de Rm 8, 31-35 : "qui nous séparera de l'amour du Christ?..."
  6. Ebranlés par nos épreuves qui, parfois, rejoignent l’intensité et le caractère incompréhensible de celle d’Abraham, nous crions alors vers Dieu en réclamant une preuve de son amour qui puisse nous ramener à une meilleure confiance en lui. Pouvons nous comprendre, de notre côté, que Dieu nous lance la même question que nous lui posons, à travers même nos épreuves « est-ce que moi, Dieu, je peux faire confiance à vous, les hommes » ?

La réponse se trouve dans la transfiguration, celle que nous devons intégrer vraiment dans notre vie, en particulier pendant ce carême. Cela grâce à une intimité confiante avec Jésus, une attention "amoureuse" à sa Parole, à sa présence en nous, une prière d’intimité avec lui, un partage fraternel avec notre prochain, même si cela exige de nous quelques sacrifices !

Michel  ANDRE, diacre    jeannnemichel.andre@gmail.com

BLOG  http://puzzlebondieu777.over-blog.com

 

Les commentaires sont fermés.